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Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes Par Rafaël Pic (2016)

Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes

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Description du Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes

Telechargement Torrente Gratuit Francais Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes En Français MOBI PDF - Le projet du Mémorial du camp de Rivesaltes s'inscrit dans l'histoire d'un lieu qui nous raconte la mémoire douloureuse de la France, et nous interroge encore et toujours sur ce que l'homme est capable de faire quand il se laisse aller à sa part obscure.

Détails sur le Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes

Titre de livre : 286 pages
Auteur : Rafaël Pic
Éditeur : Beaux Arts Editions
Catégorie : Histoire
ISBN-10 : 1020402253
Moyenne des commentaires client : 5 étoiles sur 5 1 commentaires client
Nom de fichier : le-mémorial-du-camp-de-rivesaltes.pdf (Vitesse du serveur 23.64 Mbps)
La taille du fichier : 19.45 MB

Commentaire Critique du Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes

Harioutz a écrit une critique à 14 avril 2019. Harioutz donne la cote 1 pour Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes. Le XXe siècle n'a pas été avare de déplacements. L'histoire du monde peut même se lire à cette aune. La Première Guerre mondiale est guerre de tranchées. Mais on oublie que l'avancée des troupes allemandes à l'ouest, en août 1914, a provoqué le départ du cinquième de la population belge vers la France. A l'est, cette fois-ci, ils sont 8 millions de civils à fuir la zone des combats. Cette guerre fut aussi l'occasion d'un déplacement forcé et du premier génocide massif, celui des Arméniens, en 1915. Ceux qui échappèrent à ce massacre de masse furent accueillis là où ils aboutirent. Ainsi, en France, où ils furent 140 000 à franchir nos frontières pour une population de 40 millions d'habitants. Je mets volontairement ces deux chiffres en exergue pour effectuer un parallèle avec les difficultés de l'accueil des Syriens dans une France qui approche des 70 millions d'habitants. On ajoutera encore les conséquences de la guerre qui suit la révolution d'Octobre. Au bout du compte, ce sont quelques 1,5 million de Russes blancs qui doivent partir. La fin, 'la der-des-der", a été marquée par de nouveaux déplacements forcés, liés à la défaite allemande et de l'Empire ottoman et du nouveau dessin des frontières. La Seconde Guerre mondiale constitue le deuxième grand moment des déplacements massifs qui commença en Espagne. La France fut en première ligne puisque la victoire de Franco sur la République espagnole se traduisit par l'entrée sur son territoire de plus de 450 000 Espagnols et volontaires des brigades internationales. La guerre va évidemment charrier un flot presque ininterrompu de personnes , des routes de l'exode aux déportations, celle des politiques et celle des Juifs d'Europe. On ne doit pas oublier cependant qu'en Extrême-Orient la Chine connut les mouvements les plus importants de l'histoire. On compterait près de 100 millions de personnes déplacées à cause de l'occupation japonaise, du massacre de Nankin en 1937 à la capitulation nippone de 1945. Plus généralement, l'après-Seconde Guerre mondiale rappelle les suites de la Première, entre rapatriements des uns et expulsions des autres. Dès les années 1930 dans l'URSS stalinienne, mais également après la guerre, au tournant des années 1960 dans la Chine de Mao, le déplacement forcé et l'enfermement furent des instruments privilégiés de la politique répressive. Le rigueur de l'autoritarisme, le rôle de ces déplacements parmi les outils utilisés par ces régimes, la dimension de ces pays aboutirent à des mouvements de millions, voire de dizaines de millions de personnes. Mais bientôt le relais fut pris par les rapatriements liés à l'effondrement progressif des grandes puissances coloniales. On aurait ainsi compté 5 millions de personnes dans ce cas, dont, pour la France sortant de la guerre d'Algérie, 840 000 rapatriés européens et, pour une bien moindre part, des harkis. Une nouvelle fois encore, la question de l'accueil est posée : on n'y répondit pas de la même façon pour les rapatriés et pour les harkis. Le réveil nationaliste consécutif à l'écroulement de l'empire soviétique charria son lot de réfugiés et de massacrés dans les années 1990. L'épuration ethnique fut la règle dans la guerre qui secoua l'ancienne Yougoslavie. Les utopistes du "never again" doivent faire avec ces nouveaux bouleversements, comme ils doivent faire avec le Cambodge et le Rwanda. A chaque fois génocide ou massacre de masse se mêlent à des flux massifs de populations. On l'a vu enfin : le rapport du HCR sur la situation en cours est alarmant : avec 60 millions de personnes déplacées dans le monde, singulièrement au Proche et au Moyen-Orient, le record est largement battu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au total, lire l'histoire du XXe siècle et de ce début de XXIe siècle sous l'angle des déplacements forcés de populations est riche d'enseignements. Elle est une leçon, même si on ne peut, évidemment, tout mélanger. Les situations, les régimes et les motivations ne sont pas les mêmes, les destins individuels et collectifs diffèrent. En revanche, on peut sans difficulté, choisir un angle d'attaque, un questionnement. Et interroger, au milieu de ces différences, quelques logiques communes. Il n'est pas question de hiérarchiser les souffrances et les dangers, mais d'identifier les mécanismes. Quand on regarde les politiques d'accueil des Etats démocratiques dans les années 1930 et 1940 et aujourd'hui, on est frappé par les correspondances. Dans les deux cas, on avance les risques pour les sociétés d'accueil, la situation économique et sociale qui, déjà, fragilise ces sociétés et imposerait la fermeture des frontières et des cœurs. Car il ne s'agit pas que des gouvernants; il est aussi et peut-être d'abord, le fait des populations. On peut ainsi noter que la France de la toute fin des années 1930 résonne curieusement à notre oreille avec sa crise d'identité nationale. Le socle de valeurs partagées, hérité de la Révolution française, s’effrite. Le temps est au rempli sur soi, au rejet de l'autre, à l'atomisation de la société, à la perte des repères. Le temps est à la xénophobie, à l'antisémitisme, à l'anticommunisme au au pacifisme. Ces derniers paramètres ont pour partie changé, mais les logiques à l'oeuvre ces dernières décennies dans une France "fouraillée" par la crise économique, sociale et morale sont bien proches. En fait, deux forces contraires sont à l'oeuvre : le 11 janvier 2015, avec la grande manifestation qui a suivi les tueries de Charlie Hebdo et de l'Hypercasher, les référents de la Révolution française ont été mobilisés et ont ressoudé, un temps, la société; mais si l'écho de cette mobilisation semble bien loin aujourd'hui, c'est qu'elle est contestée, dans ses fondements, par la crise d'identité et sa logique de délitement. On sait au moins où se situe la ligne de front, où le politique relaie l'historique, où l'histoire est leçon pour le présent. + Lire la suite.
Harioutz a écrit une critique à 23 avril 2019. Harioutz donne la cote 1 pour Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes. 1962-1977 Les harkis, une population "potentiellement dangereuse" 12 septembre 1962, les premières familles de harkis, environ 250 hommes, femmes et enfants, sont installées par l'armée à Rivesaltes. Elles proviennent du camp militaire de Tefeschoun, dans l'Algérois, et fuient les violences de l'indépendance algérienne. D'un camp à l'autre, ces familles sont rejointes les jours et les mois qui suivent par des milliers d'autres en provenance d'Algérie, mais aussi des deux camps pour "réfugiés musulmans", celui du Larzac (Aveyron) et celui de Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), ouverts en toute hâte avant l'été 1962 e fermés tout aussi vite à l'automne. Dès octobre 1962, ce sont près de 10 000 personnes qui sont regroupées à Rivesaltes, officiellement pour y transiter avant leur reclassement, officieusement soumises à un encadrement strict et à une surveillance constante. Les pouvoirs publics n'avaient pas prévu - ni souhaité d'ailleurs - tant d'arrivées. Ces familles logent, durant ce premier hiver roussillonnais, sous les tentes de l'armée et les bourrasques de la tramontane. Ni tout à fait réfugiés algériens, ni complètement rapatriés français, ces hommes et ces femmes défilent, les uns après les autres, devant un juge pour retrouver une nationalité française, qui leur avait été retirée le temps d'un été. Rivesaltes est sous la responsabilité de la 40e compagnie de camp. Celle-ci est chargée de protéger cette population de potentielles représailles, et, en même temps, de la surveiller car elle est considérée comme "potentiellement dangereuse". Parallèlement, une antenne du service aux rapatriés est établie pour former - voire "éduquer" - des adultes perçus comme inaptes à "une vie à l'européenne". La vie au camp est strictement réglementée. Les dix villages, numérotés de 1 à 10, puis les quartiers et baraquements (répartis entre sept familles) son encadrés, à chaque échelon, par un responsable militaire et son adjoint. Les anciens supplétifs attendent leur reclassement, ou se forment à leur nouveau métier : un bouleversement radical pour ces paysans doublement arrachés à leur terre, par la guerre et par l'exil. Certains réussissent à trouver quelques jours de travail auprès des viticulteurs de la région ou pour entretenir le camp. Les femmes gèrent l'unique pièce qui leur sert de foyer et échangent, entre nouvelles voisines, sur le pays perdu. Rares sont celles qui apprennent quelques rudiments de langue française au sein des "centres de promotion sociale". Enfin, les enfants, quand ils ne sont pas en classe (quelques heures), jouent et se remémorent la descente en parachute de ce "père Noël" qu'ils découvrent pour la première fois. Face aux discours du Travailleur catalan, hebdomadaire communiste local vilipendant la "racaille" de ce "dépotoir", les organismes de secours (Cimade, Croix Rouge, Secours catholique) interviennent pour aider ces familles démunies. Les "reclassé" quittent progressivement le camp pour leur nouvelle vie dans l'industrie textile du Nord Pas-de-Calais, dans la sidérurgie lorraine, sur les lignes ferroviaires de l'est de la France, ou dans les chantiers forestiers du pourtour méditerranéen. Ils sont remplacés par de nouveaux réfugiés en provenance d'Algérie. Les derniers à partir - ces"déchets", pour reprendre la formule de François Missoffe, ministre des Rapatriés (1962-1964) - sont envoyés à la "cité d'accueil" , nouveau camp à Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard). Tandis que vingt-cinq familles du hameau forestier de Rivesaltes, sis sur une partie du camp militaire jusqu'en 1977 puis à la cité du Réart de la commune éponyme, témoigneront du passage de ces milliers d'exilés. En un peu plus de deux ans, près de 150 personnes décèdent sur place ou à l'hôpital de Perpignan, enterrées sur le site même de leur "terre d'accueil". Le camp pour les "réfugiés musulmans" ferme officiellement ses portes le 31 décembre 1964. Abderahmen Moumen + Lire la suite.
Harioutz a écrit une critique à 15 avril 2019. Harioutz donne la cote 1 pour Le Mémorial Du Camp De Rivesaltes. Du plus grand camp d'internement de l'Europe de l'Ouest, "dans un paysage steppique", il ne reste pas grand chose ... une centaine de baraques alignées, délabrées, des latrines, et une place d'arme en son centre, puisque avant d'être un camp d'internement, Rivesaltes a d'abord été un vaste camp militaire, le camp Joffre. Dès l'arrivée sur les lieux (fort mal indiqués par la commune qui préfère, selon notre guide, être associée au muscat plutôt qu'à un camp d'internement), on se demande immédiatement où est situé le Mémorial ... et l'on comprend alors, en scrutant l'endroit plus attentivement, qu'il est ce parallélépipède ocre surgissant peu à peu du sol, au coeur de la place d'armes. En effet, fruit de l'imagination de l'architecte Rudy Ricciotti "le Mémorial est silencieux et pesant, il repose dans la terre, monolithe de béton ocre, incliné vers le ciel, à la fois enfoui et surgi de la terre". Son accès se fait de façon indirecte, par une rampe "partiellement enfouie dans la terre du camp" qui devient une descente d'introduction à un voyage dans le temps. Arrivée dans un espace immense, privé de lumière naturelle, l'atmosphère devient soudain silencieuse, propice au recueillement et à la découverte des archives (retrouvées dans la décharge municipale ...) et à l'écoute des témoignages recueillis auprès des survivants (enregistrements vidéos). Sur des registres, on peut lire les nom, prénom, date de naissance et nationalité de tous les indésirables qui ont été internés. Étonnée par le grand nombre de "nationalité belge" porté sur les registres, j'ai posé la question des raisons qui justifiaient leur présence dans le camp, et le guide m'a répondu que pas moins de 23 nationalités (Juifs ou réfugiés de guerre) avaient été recensées. Lorsque l'on sait qu'entre 1938 et 1946, près de 600 000 personnes ont été enfermées en France dans plus de 200 camps d'internement, répartis sur tout le territoire, pour le "danger potentiel qu'elles représentaient aux yeux de l'Etat", on comprend mieux la posture de rejet des réfugiés et migrants, de la population française et de ses gouvernements successifs. Personne (ou si peu) n'est descendu dans la rue pour protester lorsque le gouvernement a refusé, en septembre dernier, que l'Aquarius accoste en France avec ... 58 naufragés à bord ... je ne suis pas toujours fière d'être française. + Lire la suite.
Tags: Histoire