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Les Gardiennes Par Ernest Pérochon (2008)

Les Gardiennes

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Description du Les Gardiennes

Site Telechargement Direct Download Les Gardiennes En France PDF EPub IBook - Le roman du film de Xavier Beauvois Avec le départ des hommes pour la Grande Guerre, la grande Hortense, Francine, Léa et Solange se font les gardiennes de leur milieu rural, chargées de préserver leur patrimoine en attendant la paix. Ces femmes au quotidien extraordinaire doivent s’organiser, se mobiliser et se battre pour faire vivre les fermes. Ernest Pérochon illustre à sa manière le long combat des femmes pour leur é...

Détails sur le Les Gardiennes

Titre de livre : 322 pages
Auteur : Ernest Pérochon
Éditeur : Editions Yago
Catégorie : Récits
ISBN-10 : 2916209514
Moyenne des commentaires client : 4 étoiles sur 5 14 commentaires client
Nom de fichier : les-gardiennes.pdf (Vitesse du serveur 26.29 Mbps)
La taille du fichier : 22.8 MB

Commentaire Critique du Les Gardiennes

raton-liseur a écrit une critique à 10 septembre 2014. raton-liseur donne la cote 14 pour Les Gardiennes. Qui connaît Ernest Pérochon ? Peu d'entre nous si j'en crois le nombre de lecteurs attachés à son nom sur ce site… J'ai découvert cet auteur par hasard, grâce à ce titre, mis en ligne sur l'excellent site Des Livres à Lire et à Entendre, qui propose des livres audio libres de droit et gratuits. Nêne est probablement le livre le plus connu de Pérochon, puisqu'il lui a valu le Prix Goncourt en 1920 (mais entre inconnu et totalement inconnu, je chipote). C'est pourtant avec Les Gardiennes que je découvre cet auteur. Livre dont la thématique est dans l'air du temps en cette période de commémoration du début de la Première Guerre Mondiale. En effet, Les Gardiennes, ce sont ces femmes qui, après le départ de leurs maris, de leurs fils, de leurs frères vers les tranchées se retrouvent à la tête de leurs fermes (on ne disait pas encore « exploitation agricole ») et ont dû faire face, prendre directement des décisions qu'elles ne faisaient (au mieux) que souffler à leurs maris, et veiller sur le bien familial. Certaines ont baissé les bras et n'ont pas renouvelé leur bail, certaines se sont tuées à la tâche, beaucoup ont fait face avec l'énergie et les ressources dont elles disposaient. Ce sont ces femmes qu'Ernest Pérochon nous décrit, leurs difficultés, leurs forces et leurs moments de faiblesse. La grande Hortense est la figure même de ces gardiennes, qui, bien qu'ayant passé la main à ses gendres et fils il y a plusieurs années, se remet à l'ouvrage pour conserver ce patrimoine agricole si durement acquis et mis en valeur. Alors certes, il y a une amourette pour faire pleurer dans les chaumières, mais Pérochon ne se sent pas obligé ni de nous gratifier de scènes érotiques ridicules ni de nous donner une fin à l'écoeurante saveur de guimauve, comme une certaine littérature régionaliste trop facile se sent obligée de le faire. L'amourette est donc là, entre un soldat en permission et Francine, jeune fille de l'assistance publique (un thème qui semble récurrent chez Pérochon, car il semble être abordé dans Nêne aussi). Mais, même si cette histoire prend de l'importance dans la seconde partie du livre, le propos et l'intérêt que j'y ai trouvé n'est pas là. Ce que j'ai surtout apprécié, c'est la description de ce pays de bocages et de marais dont Pérochon, originaire de Courlay dans les Deux-Sèvres, s'est fait le chantre (mais on pourrait être n'importe où en France un peu loin du front), de la mutation que le système agraire subit du fait du départ des hommes. Comment les femmes prennent des responsabilités (mais l'impact de la Première Guerre Mondiale dans la redéfinition des rôles masculins et féminins m'était déjà connu, plutôt dans l'industrie peut-être), et comment les méthodes de travail elles-mêmes se modifient, avec notamment la mécanisation de tout un tas de gestes techniques, l'apparition des moissonneuses, le début de la fin de la traction attelée. Sans jamais tomber dans la démonstration, Pérochon évoque ces changements simplement, met à jour sans paraître y toucher les enchaînements et les conditions qui les rendent nécessaires. Une page de notre histoire agricole racontée avec simplicité, sans termes techniques mais avec une grande précision. En définitive, un livre très intéressant sur ces bouleversements qui annoncent la révolution agraire de la moitié du XXème siècle, et les bouleversements sociétaux dont elle est concomitante. + Lire la suite.
fanfanouche24 a écrit une critique à 25 décembre 2017. fanfanouche24 donne la cote 14 pour Les Gardiennes. Quelle belle idée que le cinéaste , Xavier Beauvois ressorte de l'oubli cet auteur méconnu, pour ne pas dire "passé à la trappe"... D'Ernest Pérochon, je ne me souviens vaguement , très vaguement (même) avoir lu son nom dans les manuels de lecture lorsque j'étais enfant, dans une école bretonne, où trois classes cohabitaient avec une seule institutrice...mais j'avoue n'avoir rien lu de cet écrivain, pacifiste, instituteur lui-même ! Je souhaitais aller découvrir le film à sa sortie, début décembre...Ce n'est que reporté... le plus grand des hasards m'a fait venir en Vendée, près de Niort, [ cet auteur a vécu dans cette ville, et y est décédé] pour passer Noël, chez des amis... et suis "tombée" dans un débit de presse- tabac sur le seul exemplaire de cette réédition... Je me suis empressée de l'acquérir et l'ai lu d'une traite dans la nuit... Un roman bouleversant qui parle du courage, de la force des femmes pendant la première guerre; Ces femmes de tous milieux, qui ont fait tourner les fermes, les exploitations, les entreprises du pays, puisqu'il ne restait qu'elles, les enfants et les vieillards... et les éclopés divers...pour faire "fonctionner le pays"... Nous suivons, au départ des hommes pour La grande Guerre, les combats et le travail surhumain de la Grande Hortense, Léa et Solange (belle-fille et fille de la précédente), Francine, toute jeune fille de l'Assistance Publique... qui va se retrouver embauchée par la "terrible et vaillante Hortense" [ qui mène tout son monde à la baguette]... Une histoire poignante, qui dit la force incroyable des femmes, l'horreur de toute guerre [ on sent dans les lignes de cet ouvrage, à quel point Ernest Pérochon est en colère contre le gouvernement et les décisions d'en haut !, et de l'absurdité de cette grande guerre et de toute guerre d'ailleurs !] C'est un roman qui exprime de façon incroyable l'âpreté, la dureté de la vie à cette époque...âpreté démultipliée car l'histoire se déroule dans le monde paysan, cette terre qui nourrit et qu'il faut soigner, faire fructifier sans répit. Ce livre m'a chavirée pour plusieurs raisons: l'époque est terrible, le combat quotidien des femmes qui tiennent l'avenir du pays entre leurs mains, exceptionnel de détermination et d'énergie surhumaine, les histoires individuelles aussi âpres que le contexte historique... et je retrouve avec une émotion infinie la vie, les récits de ma grand-mère bretonne, née en 1900. Et lorsque je choisis le mot "âpre" ce n'est pas un adjectif choisi à la légère...Ma grand-mère, fille de meuniers, s'est retrouvée orpheline, placée dans une famille de riches paysans, où elle était en dépit de liens forts avec son cercle familial, traitée comme une servante de ferme, exploitée, non payée...travaillant 7 jours sur 7, comme une bête de somme... Elle vivait la vie terrible des "valets de ferme"...j'ai donc lu le parcours malmené, douloureux de la servante, Francine (provenant , en plus, de l'Assistance Publique; sans famille ni personne pour la protéger) avec d'autant plus d'émotion... De très belles descriptions du marais poitevin... dont j'ai quelques souvenirs éblouis... Sans omettre un certain vocabulaire, devenu "suranné" ou "inusité " : comme " engeigner" , "emblavures", "conche", etc. Une lecture aussi captivante que "tourneboulante"....Cela réactive ma curiosité de lire d'autres récits d'Ernest Pérochon...dont "Nêne"... Je trouve également le parcours de cet auteur-instituteur aussi passionnant que courageux, et "rebelle"... Il me reste le film de Xavier Beauvois à découvrir... son regard de cinéaste sur ce roman et sur cet écrivain. Mille Mercis à lui d' avoir sorti Ernest Pérochon de son "purgatoire" !! --------------- ******"Presque un siècle sépare le livre "Les Gardiennes" de son adaptation au cinéma, mais dès 1940, un autre enfant du pays, le réalisateur niortais Henri-Georges Clouzot, souhaitait déjà en faire un film. Mais en plein régime de Vichy, impossible de voir le projet naître. Ernest Pérochon s'éteindra deux ans plus tard à 56 ans, sans jamais avoir vu ses gardiennes à l'écran. "Les Gardiennes", un film de Xavier Beauvois avec Nathalie Baye et Laura Smet. Sortie le 6 décembre 2017" [ France-3] + Lire la suite.
Nostradamus27 a écrit une critique à 15 septembre 2017. Nostradamus27 donne la cote 14 pour Les Gardiennes. Voici la description que donne Ernest Perochon des soldats américains, dans son roman Les Gardiennes publié en 1924: charmeurs auprès des femmes qui se laissaient séduire, grands buveurs, chaussés comme pour faire à pied le tour du monde, ayant une solde qui leur permettait de faire de nombreux achats....
Tags: Récits